Ces deux photos, publiées par Vivien Aupy, mettent en scène un Willème TG250 qui fut employé au Gabon par Peschaud International, à une époque non précisée, mais bien après qu’il eut terminé sa carrière en France.
Crédit photo : Vivien Aupy
On notera qu’à la différence de la configuration d’origine (tracteur-pousseur lesté), celui-ci était utilisé en tracteur à sellette pour atteler une semi-remorque.
Les origines du TG250
Le TG250 a été le dernier modèle de tracteur lourd développé par Willème après son rachat, en 1970, par Perez & Raimond Paris (PRP). Il s’agissait alors d’équiper les quatre transporteurs français regroupés du sein d’un GIE en contrat avec EDF (Getex) de tracteurs plus performants que les TG200 8×4, TG150 6×4 et autres Berliet TBO 6×4 utilisés jusqu’alors. Cet investissement correspondait à l’ouverture d’une nouvelle tranche de construction de centrales nucléaires, avec à la clé des convois lourds de plusieurs centaines de tonnes.
Un TG300 rétréci pour la France
Pour ce faire, le bureau d’études Willème est parti d’une base de TG300 8×8, développé en 1974 pour la Chine, mais en en réduisant la masse et le gabarit. Monstrueux, avec ses 3,32 m de large et ses 80 t de PTC, le TG300 était en effet mal adapté au réseau routier français. D’où l’idée d’en dériver une version allégée qui deviendra le TG250, dont la largeur était ramenée à 3 m et le PTC à 60 t (à comparer aux 52 t des TG200 8×4)
Crédit photo : D.R.
Mol à la suite de PR
Quatre exemplaires identiques furent livrés, à partir de 1978, aux quatre transporteurs du GIE : Dessirier H. Zucconi, R. Leyx, Mayer et Stag. Sept autres seront aussi vendus à la Sonelgaz, en Algérie, d’abord sous la marque PRP, puis sous la marque Mol, ce dernier ayant repris le marché et la licence de fabrication des TG250 après la faillite de Perez & Raimond en 1979.
Crédit photo : D.R.
Chaîne cinématique américaine
Les TG 250, d’entraînement 8×8, ont tous reçu la même mécanique avec un diesel Cummins de 450 ch, une boîte automatique Clark et des ponts Clark. Ils avaient une capacité de traction de 250 t en solo. Leur cabine Pelpel était du type couchette en France mais double à trois portes sur les modèles algériens. Par la suite, Mol livrera à la Sonelgaz d’autres tracteurs-remorqueurs 8×8 inspirés du TG250.
Crédit photo : Molimpex



