La filiale du groupe Vinci Voltix vient d’obtenir une subvention européenne d’un montant de 23 millions d’euros : « Voltix fait partie des lauréats de l’appel à projet du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), également connu sous le nom de Connecting Europe Facility (CEF) – Alternative Fuels Infrastructure Facility (AFIF), explique l’entreprise sur sa page Linkedin. Voltix recevra un financement de 23 millions d’euros pour déployer 25 stations de recharge pour poids lourds électriques en France d’ici fin 2027 ».
1 milliard pour la décarbonation
Le programme CEF AFIF soutient l’investissement dans des projets de décarbonation des infrastructures de transport. Doté d’une enveloppe d’un milliard d’euros à attribuer en trois relèves entre 2024 et 2026, cet appel à projets vise notamment à financer le déploiement de stations de recharges publiques pour les voitures et les poids lourds électriques le long des principaux axes routiers européens, mais aussi des stations d’hydrogène et des solutions de décarbonation dans les ports et les aéroports.
100 points de recharge publics
Le financement de 23 millions d’euros accordé à Voltix permettra de déployer 100 points de recharge publics pour poids lourds électriques sur 25 sites différents en France, pour un investissement total de 76 M€. Chaque site sera équipé d’au moins 4 points de recharge de 1 MW. Ces 25 stations-services devraient être installées sur le réseau autoroutier.
« Voltix est déterminé à contribuer à la transition vers une mobilité plus durable et à réduire l’impact environnemental du transport, souligne l’entreprise. Ce projet de déploiement de stations de recharge pour poids lourds électriques est une étape importante vers un avenir plus vert et plus propre ».
Il faudra 3 milliards d’ici à 2035 !
Vinci, Enedis, TotalEnergies et six constructeurs européens (Volvo Trucks, Renault Trucks, Mercedes-Benz Trucks, MAN Truck & Bus France, Scania et Iveco) ont engagé une étude sur les infrastructures de recharge électrique pour les poids lourds, publiée en mars 2024. La recharge en itinérance sur les principaux axes routiers français pourrait représenter, à horizon 2035, une demande en énergie pouvant aller jusqu’à 3,5 TWh par an (à titre de comparaison, la consommation annuelle française est de l’ordre de 460 TWh en 2022). Si elle paraît significative, cette consommation d’énergie pourrait être intégrée sans difficulté majeure par le réseau. Ces besoins impliqueraient, par ailleurs, le déploiement de près de 10 000 points de recharge de type CCS pour les pauses longues et de 2 200 points de recharge ultra-rapide de type MCS à horizon 2035.
A lire également
Inauguration de la première station électrique PL publique de Milence
L’aide à l’achat CEE des camions électriques est disponible