La réponse du patronat et des syndicats à Vidalies

En réponse à la demande d’Alain Vidalies d’un retour aux négociations, les fédérations patronales réagissent.

La FNTR ne se dit pas opposée « quand elle aura reçu la convocation du président de la commission ». Nicolas Paulissen, délégué général de la fédération, que nous avons joint, a indiqué que « la FNTR se rendra bien à la réunion mais que les contre-propositions des syndicats n’étaient pas des bases sérieuses pour la négociation ». Quant à leurs propositions, « nous restons sur les mêmes que celles des dernières négociations » a-t-il ajouté.

L’OTRE qui n’a jamais caché sa volonté de revenir à la table des négociations nous a déclaré : « les discussions doivent être réalistes. Sur ce qui est proposé par les syndicats sur le pouvoir d’achat, nos mandants ne sont pas d’accord » a précisé Gilles Mathelié-Guinlet, secrétaire général de l’organisation. Mais « l’élément important reste la loi Macron » nous a-t-il rappelé évoquant l’amendement qui propose le smic français à tous les conducteurs routiers étrangers. Le projet de loi sera débattu à partir du 7 avril au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée.

Quant aux organisations syndicales, toutes réunies au sein de l’unité syndicale, elles se réjouissent de la reprise des négociations mais restent prudentes. La plupart parle de « suspension » des blocages, les dates avancées de reprise des négociations étant trop loin pour « pouvoir assurer les actions » nous a confié la CFTC. Malgré tout, l’heure est plutôt à la levée des barrages comme à Nantes, Rennes, Caen et la région parisienne. Les organisations doivent réunir leurs bases dans la soirée ou demain matin pour savoir si elles vont poursuivre leurs actions.

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