Les Transports Trazit, entreprise familiale basée dans le Lot-et-Garonne, disposent d’une flotte de 80 cartes grises, composée à 95 % d’ensembles routiers. Les 35 conducteurs qui y sont employés convoient des marchandises en France et en Europe. « Jusqu’à présent, la flotte 100 % Mercedes était composée de véhicules à moteur à combustion Euro 6, dévoile Antoine Trinh, le directeur général. Pour décarboner, nous utilisions du biocarburant HVO, qui représente 20 % de notre consommation totale. Depuis janvier, nous disposons de deux Mercedes eActros 600 ».
Navette vers la région Rhône-Alpes
« Depuis leur arrivée, ces deux Actros électriques font des navettes, précise Antoine Trinh. La première est axée sur la région Rhône-Alpes, avec un échange de semi à l’aire du Chavanon sur l’autoroute A89. La semi en question arrive de Lyon. Le conducteur part de Samazan vers 5 h. Pendant son temps de pause à l'aire de Chavanan, il recharge son camion. Il attelle ensuite la semi chargée de marchandises collectées à Lyon, et rentre à Samazan. L’autre Mercedes Actros e600 fait la navette (un aller-retour) entre Samazan et Bram. sans refaire le plein, ce parcours étant inférieur à 400 km. Chaque mois, les deux tracteurs parcourent entre 10 000 et 12 000 km ».
« L’objectif est de parcourir jusqu’à 600 km par jour afin de compenser les investissements initiaux par des économies d’énergie et de maintenance, explique Stéphane Roerhig, PDG des tps Trazit. C’est cette logique opérationnelle qui rend le véhicule électrique économiquement rentable, avec un impact neutre pour nos clients ».
Recharge électrique et solaire
Les transports Tranzit ont fait appel à Chargepoly pour l’installation de la station de recharge. Installée dans le dépôt attenant au siège social, elle développe une puissance de 240 kW et comprend 5 satellites de charge, pour 4 camions et un véhicule léger, celui de la commerciale. L’entreprise a ainsi anticipé l’arrivée de nouveaux véhicules.
La station de recharge est reliée au réseau électrique, mais est aussi alimentée par des panneaux photovoltaïques. « Mi-février, durant le week-end ensoleillé, nous avons en grande partie rechargé nos deux véhicules grâce à ces panneaux », se réjouit Antoine Trinh.
Électrique/thermique : TCO comparable
« L’écart entre le TCO d'un camion gasoil et celui des deux eActros 600 n'est que de 5 %, souligne Antoine Trinh. Mais le gain va se faire grâce à l’électricité solaire. Nous travaillons avec Chargepoly et les partenaires pour tirer le maximum de puissance des panneaux solaires et de nos installations. Nous sommes dans l’autoproduction, donc moins tributaires des marchés et des fluctuations de prix ».
